Projet d’automatisation d’entrepôt logistique : les étapes clés
L’automatisation d’un entrepôt logistique transforme en profondeur son fonctionnement. La mise en place de robots ou d’un système de stockage automatisé s’inscrit dans un projet plus global qui concerne les flux, les opérations, les systèmes d’information et le travail des équipes. Pour obtenir les résultats attendus, qu’il s’agisse d’augmenter la capacité de stockage, d’améliorer la productivité ou d’accompagner la croissance de l’activité, chaque étape du projet doit être préparée.
En pratique, les projets les plus performants suivent une méthodologie commune : ils commencent par une analyse approfondie des besoins, se poursuivent par le choix d’une solution adaptée aux contraintes de l’entrepôt, puis s’appuient sur une intégration progressive des équipements et des logiciels.

Dans cet article, nous passons en revue les étapes clés d’un projet d’automatisation d’entrepôt logistique et les points de vigilance à prendre en compte pour construire une solution évolutive et durable.
À retenir
- Le choix d’un système de stockage automatisé commence par l’analyse des besoins et des contraintes de l’entrepôt.
- La solution doit être dimensionnée en fonction des performances attendues.
- Équipements et logiciels doivent être pensés ensemble dès la conception.
- Installation, formation des équipes et suivi des performances font partie intégrante du projet.
Analyser les besoins avant de choisir un système de stockage automatisé
Chaque projet répond à des besoins spécifiques. Avant de choisir un système de stockage automatisé, il est donc essentiel d’analyser les produits stockés, les volumes entrants et sortants, les profils de commandes, la rotation des références et les pics d’activité. Les contraintes du bâtiment et les prévisions de croissance doivent également être prises en compte afin de concevoir une solution adaptée aux besoins actuels comme aux évolutions futures de l’activité.
Cette analyse permet d’identifier les priorités et fournit les données nécessaires pour dimensionner la future installation en fonction des performances attendues.
À lire également : pour mieux comprendre les différentes solutions disponibles et leurs bénéfices, consultez notre article Stockage automatisé : définition, types et solutions pour optimiser votre entrepôt.
Définir des objectifs clairs et mesurables
Une fois les besoins identifiés, les objectifs du projet permettent d’orienter le choix du système de stockage automatisé et d’évaluer ensuite ses performances.
Selon les entreprises, il peut s’agir d’augmenter la capacité de stockage, d’accélérer la préparation de commandes, de limiter les erreurs, de traiter davantage de volumes ou d’améliorer les conditions de travail.
Ces priorités permettent de définir les indicateurs à suivre (productivité, qualité de préparation, disponibilité de l’installation ou capacité de stockage obtenue).
À lire également : découvrez notre article Comment calculer le ROI d’un projet d’automatisation d’entrepôt ? pour identifier les coûts, les gains attendus et les indicateurs à prendre en compte dans l’évaluation de votre projet.
Choisir le système de stockage automatisé adapté à ses besoins
Le choix d’un système de stockage automatisé dépend notamment des produits, des volumes, des cadences attendues, de l’espace disponible et des contraintes de l’entrepôt.
Selon les projets, différentes solutions peuvent être envisagées comme le système AutoStore, les navettes, le mini-load ou encore les transstockeurs. Plusieurs technologies peuvent être combinées pour répondre à différents besoins.
Les logiciels, en particulier le WCS, jouent également un rôle essentiel en assurant la communication entre le système de stockage automatisé, le WMS et les autres équipements. Le projet doit enfin intégrer les besoins futurs de l’entrepôt afin de pouvoir accompagner la croissance de l’activité.

Concevoir une solution de stockage automatisé adaptée à l’entrepôt
La phase de conception détermine l’implantation du système de stockage automatisé en fonction du bâtiment et des opérations existantes. Surface et hauteur disponibles, zones de circulation, accès, postes de travail et logiciels sont pris en compte pour concevoir une installation cohérente.
Chez DSV Solutions par exemple, Element Logic a ainsi conçu une solution capable d’absorber les pics d’activité du e-commerce avec 8 postes de préparation dont certains sont activés uniquement lorsque les volumes l’exigent.

Préparer le lancement du système de stockage automatisé en interne
Avant de lancer le déploiement, le projet de stockage automatisédoit être validé en interne. La direction financière s’assure de sa viabilité et du retour sur investissement attendu ; les équipes IT et opérationnelles s’assurent que la solution répond aux contraintes techniques et peut s’intégrer aux systèmes et aux opérations existants.
Cette étape permet également de constituer l’équipe qui accompagnera le projet en interne. Selon les sujets concernés, différents collaborateurs sont associés pour apporter leur expertise métier et faciliter les prises de décision. Ils travailleront aux côtés de l’intégrateur jusqu’à la mise en service.
Cette étape est essentielle pour partager les objectifs, clarifier les responsabilités et prendre les décisions nécessaires au bon déroulement du projet d’automatisation.
Installer le système de stockage automatisé et préparer sa mise en service
Le système de stockage automatisé doit tenir compte des contraintes de l’entreprise pendant la phase d’installation, comme le maintien de l’activité pendant les travaux, les autres aménagements du bâtiment à prendre en compte ou les échéances saisonnières à venir. Le planning du projet est donc préparé en amont avec le client.
Chez Wesco, Element Logic devait coordonner l’installation d’un AutoStore avec l’extension de l’entrepôt, avant le pic d’activité de la rentrée scolaire. Déployé à partir de janvier 2024, le système de stockage automatisé était opérationnel dès avril.

Accompagner les équipes dans la mise en place du système de stockage automatisé
Un système de stockage automatisé transforme l’organisation du travail au sein même de l’entrepôt. Associer les équipes au projet, les former et prévoir des essais en conditions réelles facilite la prise en main des nouveaux outils.
La mise en service s’accompagne d’une phase de ramp-up, pendant laquelle l’activité monte en charge progressivement. Le système de stockage automatisé fonctionne d’abord avec des volumes et un nombre de références limités, ce qui permet aux équipes de se familiariser avec son fonctionnement et de procéder aux premiers ajustements. Les volumes, les cadences et le nombre de références traitées augmentent ensuite progressivement, jusqu’à atteindre le niveau de performance attendu.
Chez La Fourche, le système AutoStore a été mis en service avant une période de forte activité. Les équipes ont ainsi pu se familiariser avec la nouvelle organisation de l’entrepôt, avant les pics de commandes de fin d’année.
Mesurer les performances d’un système de stockage automatisé
Après la mise en service, les résultats du système de stockage automatisé sont comparés aux objectifs fixés en termes de capacité de stockage, de cadence de préparation, de qualité de service ou encore de disponibilité de la solution.
Chez Katoen Natie, l’installation a atteint, un an après sa mise en service, une capacité de 1 000 lignes de commandes traitées par heure, avec un record de 19 000 lignes préparées en une journée lors des soldes d’hiver.

Les clés pour réussir son projet de système de stockage automatisé
La réussite d’un projet de système de stockage automatisé repose sur une approche globale combinant analyse des besoins, définition des objectifs, choix et conception de la solution, installation, accompagnement des équipes et suivi des performances.
Chaque étape contribue à concevoir une installation adaptée aux besoins de l’entreprise et à tirer pleinement parti de l’automatisation.


